C½ur Perdu

J'avais le c½ur perdu dans les étoiles,
Ma vie murmurait ton nom aux portes
Des prisons, que le fou échoué sur les rochers
De sa passion, enfermé par les songes
De la gardienne du phare.

Naviguant sous le vent toutes voiles
Dehors, mes pensées voguaient vers les cieux,
J'avais perdu mon c½ur sur le champ de bataille,
Que la vie m'avait injustement puni.

Les soirs se firent plus froid,
Je songeais déjà au printemps,
Pour te voir enfin grandir, émerger dans ma vie,
Mais j'avais perdu les étoiles qui tournaient dans mon c½ur,
Petite étoile sans bruit, fracassant le mur du silence,
La furie déversa sa peine dans l'océan de mes pensées.

J'ai mal de ces silences, ceux qui vous étouffent,
Ceux qui transpercent le corps en de milliers d'aiguilles
De tristesse, pour elle je me serai fait écartelé.

Perdu dans mes rêves proscrits,
A tâtons dans le noir, aveuglé par mes sanglots,
J'ai les étoiles dans la tête,
Mon c½ur m'a quitté pour se blottir
Près d'une île sous le vent,
Oui, doucement elle le berça dans son lit,
Lui, patiemment, s'endormi dans un profond soupir.
Michel Cosentino
# Posté le vendredi 20 janvier 2006 05:52

L'aube des Temps

Lorsque je serais vieux, rouillé, fatigué,
Que mes yeux ne pourront plus scruter l'horizon,
Lorsque mes mains te chercheront dans le noir à tâtons,
Que mes doigts tremblant ne pourront plus rien saisir,
Lorsque mes forces s'étioleront dans l'escarcelle de la vie,
Je gravirais les monts par delà les quatre vents.

Lorsque je serais tanné, grisé, enflé
Que mes paroles rejoindront la terre des enfants,
Lorsque les yeux se feront moins acérés,
Que mes bras ne pourront plus te porter,
Lorsque la vigueur ardente de ma passion
Que l'age m'aura enlevé,
Il ne me restera que l'ardeur de doux baisers.

Lorsque je serais rongé, transpercé, la proue avant sera attaquée
Par les sels des océans,
Que mon sextant ne pourra plus m'aiguiller,
Je partirai sans bruit dans la torpeur de la nuit,
L'Iris empli de mille couleurs,
Je gravirai pour la dernière fois les sommets de la Gloire,
Ce qui se trouvent sur les Monts de l'Eternité.

Là a l'abri de la médiocrité, des turpitudes de l'humanité,
Je pourrais enfin savourer aux saveurs de la quiétude,
Mon corps se sera débarrassé de toutes souffrances,
Je serais enfin au creux de tes bras pour l'infini,
Que les étoiles et constellations brilleront pour nous à tout jamais !

Lapis Ex coellis lapis Exillis.

Michel Cosentino.
# Posté le vendredi 20 janvier 2006 05:41

Il y eût un début

Bienvenue à toi visiteur
Si ta pérégrination mirgratoire ''nettistique'' t'a conduit jusqu'ici, saches que tu es le ou la bienvenue.
Installe toi bien au chaud devant ton écran et laisses toi conduire sur les sentiers de quelques uns de mes textes.
Je ne te demande pas de juger, ni de critiquer, car l'écriture est un style personnel, mais plutôt de la laisser se glisser en toi.
Bon voyage
# Posté le vendredi 20 janvier 2006 05:34